Histoire de la LSQ

Ce que l'Histoire raconte ...

01. Histoire de la langue des signes

 

Histoire de la langue des signes

Extrait de Wikipédia: https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_langue_des_signes

L'histoire de la langue des signes est aussi vieille que l'humanité. Des signes gestuels ont toujours été utilisés pour communiquer, par des personnes sourdes ou entendantes dans diverses situations. Les langues des signes sont composées de systèmes de gestes conventionnels, de mimes, d'expressions faciales et de mouvements corporels, de signes de la main et des doigts, ainsi que de l'utilisation de positions de la main pour représenter les lettres de l'alphabet. Les signes représentent généralement des idées complètes, nuancées, et pas seulement des mots individuels. Dans l'Occident moderne, l'enseignement de la langue des signes à destination des Sourds commence véritablement au XVIe siècle avec Pedro Ponce de León.

En France:

L'Abbé de l'Épée est sans doute la figure historique la plus connue de la population sourde. Cet entendant est à l’origine de l’enseignement spécialisé dispensé aux jeunes sourds, ainsi que l’accès à des méthodes gestuelles pour mener à bien cette éducation.

L'évènement qui marquera sa vie et sa carrière se déroula en 1760. Cet épisode est raconté de plusieurs manières entre les Sourds. Le mythe présente l’Abbé de l’Epée, un soir de pluie battante, cherchant un abri où se protéger. Il aperçoit alors, derrière une porte entrouverte, deux sœurs sourdes, en train de discuter entre elles grâce à des signes. L’abbé, intrigué, pénètre dans la maison et propose de prendre en charge l’instruction de leurs filles.

La force de l'Abbé de l'Épée n'a pourtant pas été, comme on le pense souvent, sur la langue des signes. L'abbé enseignait avec des gestes et une méthode de son invention, les « signes méthodiques », mais il ne connaissait pas la langue de ses élèves.

On peut porter à son crédit d'avoir reconnu l’importance du gestuel pour l'éducation des Sourds, mais aussi d'avoir offert une place pour les Sourds et les signes, grâce à ses démonstrations publiques, jusque devant le roi.

Enfin, le plus grand bienfait qu'il ait accompli, presque involontairement, c'est d'avoir réuni de jeunes sourds, autrefois isolés, qui ont ainsi pu développer et perfectionner la langue des signes.

En 1771, Charles-Michel de L'Épée, appelé « l'Abbé de L'Épée », crée la première institution éducative gratuite pour les Sourds de France à Paris. Bien qu'il réalise que la langue des signes peut être utilisée dans l'éducation des jeunes sourds, L'Épée ne se rend pas compte que la langue des signes employée par les Sourds qu'il rencontre est un langage vraiment développé, avec une grammaire propre, mais différente de celle du français parlé, tout simplement parce ce sont deux langues différentes. Il va donc transformer le langage signé qu'il apprend de ses élèves et met au point des « signes méthodiques » pour représenter toutes les terminaisons de verbes, articles, prépositions et auxiliaires présents dans le français parlé, décomposant les mots en associant un signe à chaque morphème.

Vers 1780, l'Abbé de L'Épée s'oppose à J-R. Péreire, un partisan de l'oralisation. L'Épée considère que l'énergie qui est mise en œuvre pour acquérir l'articulation de la parole est utilisée au détriment de l'acquisition d'autres connaissances. L'oralisme est alors abandonné, mais fait son entrée à la Faculté de médecine en 1800. L'emploi conjoint des deux méthodes est alors recommandé, puis l'oralisme prend le dessus en 1880, et la langue des signes est interdite dans la majorité des écoles spécialisées. En 1991, la France reconnait officiellement le droit au bilinguisme.

Aux États-Unis:

Laurent Clerc, sourd depuis un accident survenu lorsqu'il avait un an, rejoint l’Institut national des jeunes sourds de l'abbé de L'Épée à douze ans et y fera carrière en devenant répétiteur puis professeur. À trente ans, alors qu’il fait une démonstration des méthodes d’enseignements des jeunes sourds avec l’abbé Sicard, il fait la rencontre de Thomas Hopkins Gallaudet, pasteur américain venu des États-Unis pour découvrir de nouveaux moyens d’instruction des Sourds. Ce dernier lui demandant, il accepte peu de temps après de le suivre aux États-Unis où ils fondent en 1817 la première école pour Sourds d'Amérique du Nord, l'American School for the Deaf, à Hartford, dans le Connecticut, impulsant ainsi l’élan qui permet plus tard à l'un des fils de Thomas Gallaudet de créer l’université du même nom, qui sera inaugurée le 18 juillet 1869, quelques années avant sa mort. Clerc exporta la « vieille » langue des signes française (ancienne forme de la langue des signes française actuelle), qui sera à l'origine de 60 % des signes de la langue des signes américaine (American sign language = ASL), le reste venant des langues des signes utilisées dans le pays avant 1817 et des interactions avec les sourds d'autres nationalités.

02. La langue des signes au Québec

 

(à suivre...)

03. Apprendre la langue des signes québécoise (LSQ)

 

(à suivre...)

04. Alphabet LSQ et les chiffres

 

(à suivre...)

Texte bientôt!

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